En savoir plus sur...
Vos recherches
ATTENTION !
Les produits d'épargne et de placement doivent être choisis après étude de votre situation.
Votre conseiller LCL est
à votre disposition pour effectuer avec vous une analyse précise de votre situation personnelle et patrimoniale afin de déterminer
l'investissement qui vous convient le mieux.
Clause bénéficiaire
Soigner la rédaction de la clause bénéficiaire
17/10/08 - L'épineuse question de la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie.
Bien rédiger la clause bénéficiaire
C’est cette clause qui détermine l’identité
du bénéficiaire du versement du capital en cas de décès de l’assuré. Par le passé,
certains détenteurs de contrats ont eu la mauvaise surprise de découvrir que leur contrat était «
bloqué ».
En effet, jusqu’à la loi du 17 décembre 2007, le bénéficiaire
d’un contrat d’assurance vie pouvait, sans le consentement de l’adhérent-assuré, accepter
le bénéfice du contrat sur lequel il était nommé. L’adhérent-assuré n’avait
alors plus la main sur son contrat. Il ne pouvait plus le modifier (rachats, avances…) sans l’accord du bénéficiaire.
Face à la levée de boucliers d’adhérents-assurés mécontents, le législateur
a pris deux mesures déterminantes.
Des modalités d’acceptation encadrées
La loi du 17 décembre 2007 encadre
désormais les modalités de l’acceptation de la clause bénéficiaire. Désormais, l’assuré
doit obligatoirement donner son accord à l’acceptation du bénéficiaire sur un contrat existant
ou nouvellement souscrit.
Cette acceptation peut prendre trois formes :
- un avenant tripartite signé entre l’assureur, le bénéficiaire et l’adhérant assuré
- ou un acte authentique rédigé par un notaire et signé par l’adhérent assuré et le bénéficiaire
- ou un acte sous seing privé signé de l’adhérent assuré et du bénéficiaire.
Dans ces deux derniers cas, l’acte doit être ensuite notifié à l’assureur.
Pour
les cas datant d’avant la loi
Par ailleurs, la Cour de Cassation est venue préciser, par un arrêt
du 22 février 2008, les conséquences, sur le droit de rachat, d’une acceptation effectuée avant
le 18 décembre 2007.
Ces deux évolutions majeures, clarifient les conditions d’acceptation et empêchent
toute possibilité de blocage des rachats sans que l’assuré n’y ait consenti librement.
Corinne Risse, Responsable accompagnement réseau LCL
Avec Corinne Risse, Responsable accompagnement réseau LCL
Transcript de la vidéo
La clause bénéficiaire est un point spécifique à un contrat d’assurance vie.
Il est donc particulièrement important d’être vigilant à la rédaction de cette clause.
Corinne Risse, quels sont les différents types de contrats d’assurance vie ?
"Première
chose à savoir : il existe deux types de contrats d'assurance vie :
- des contrats "de prévoyance" qui ont un objectif de protection de la famille et prévoient, en l'échange du versement d'une cotisation, le versement d'un capital à la famille en cas de décès de l'assuré,
- des contrats "d'épargne" qui permettent à l'assuré de se constituer progressivement un capital afin de réaliser ses projets, préparer sa retraite..."
Quelle est la spécificité d’un contrat d’Assurance
vie ?
"Sa spécificité réside dans l'existence d'une clause bénéficiaire
qui doit systématiquement être complétée et qui permet, en cas de décès, de verser
un capital à des bénéficiaires en dehors de la succession et donc sans taxation, jusqu'à un certain
seuil."
Quelles sont les conséquences d’une mauvaise rédaction de cette clause
?
"Si au moment du décès, l’assureur ne peut pas identifier clairement un bénéficiaire
désigné, la conséquence est qu’il va verser le capital à la succession de l’assuré.
Il y aura donc un risque de taxation.
La plupart des assureurs propose une clause "standard", susceptible de
couvrir la plupart des cas : mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers."
Quelles sont les règles à respecter pour bien rédiger cette clause ?
"Pour
rédiger une clause libre : désigner les personnes par leur nom ou qualité ,juridiquement reconnue ; prévoir
des bénéficiaires de second rang en cas de décès des bénéficiaires désignés
; prévoir une clause dite "de sauvegarde" comme "à défaut mes héritiers".
Si la clause n'est pas ou mal remplie, le capital est versé à la succession, avec application des droits de
succession.
Pour les cas complexes, il y a bien sûr la possibilité de rédiger et déposer sa
clause chez un notaire."
Qu’est-ce que le risque d’acceptation ?
"Le
législateur donne au bénéficiaire un droit sur le capital en cas de décès, il lui donne
ce droit dès le jour de la souscription.
Jusqu'à il y a peu de temps, le bénéficiaire pouvait
accepter la désignation faite, par simple lettre à l'assureur, rendant cette désignation irrévocable,
et rendant impossible tout rachat de la part de l'assuré.
L’acceptation du bénéfice
c’est la possibilité pour les personnes désignées dans la clause bénéficiaire d’un
contrat d’assurance-vie d’accepter la désignation qui a été faite à leur profit. Jusqu’à
présent, les personnes qui étaient désignées bénéficiaires d’un contrat pouvaient
envoyer une lettre recommandée à l’assureur en déclarant “accepter” le bénéfice
du contrat.
Or, la loi prévoit que l’acceptation du bénéficiaire rend la désignation
irrévocable : le titulaire ne peut plus changer de bénéficiaire, ni récupérer une partie
ou la totalité des sommes investies sur son contrat, sans l’accord du bénéficiaire… ce qui
pouvait être ressenti comme une injustice de la part des clients, d’où un battage médiatique assez
important sur le sujet ces dernières années."
Quels sont les derniers aménagements
législatif ?
"Le législateur est donc intervenu par une loi du 17 décembre 2007,
qui ne modifie pas globalement les conséquences de l’acceptation par le bénéficiaire mais qui encadre
les modalités de cette acceptation. Désormais, l’acceptation ne pourra intervenir qu’avec l’accord
du titulaire du contrat, matérialisé par sa signature. En donnant son accord, le client est donc conscient qu’il
ne pourra plus à l’avenir modifier la clause bénéficiaire ou effectuer des retraits, sans l’accord
de son bénéficiaire.
Egalement à savoir, la Cour de Cassation est intervenue en février
dernier sur la question des contrats ayant fait l’objet d’une acceptation avant la parution de la loi du 17 décembre
2007, pour préciser que, dans la mesure où le titulaire du contrat n’avait pas donné son accord,
les clauses du contrat, en particulier la possibilité d’effectuer des retraits, s’imposaient au bénéficiaire
: en conséquence, tous les clients ayant un contrat « accepté » par le bénéficiaire
avant la parution de la loi pourront récupérer le capital investi."
La loi du 17 décembre
2007 est venue en changer la donne : toute acceptation doit à présent être faite avec l'accord de l'assuré.
Arrêt de la cour de Cassation, 22 février 2008 : suppression de la possibilité de blocage des rachats
si l'assuré n’a pas librement consenti à l’acceptation de la clause.