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DICO

Les frais réels : pourquoi pas ?
Déplacements, repas, congrès, formations etc., si vos dépenses professionnelles sont importantes, pensez aux frais réels pour réduire vos impôts (avril 2008).
Cette déduction de 10% est plafonnée pour les hauts salaires à 13.501 EUR. Pour les petits revenus, un minimum de 401 EUR est fixé (880 EUR si vous êtes demandeur d'emploi depuis plus d'un an et que vous avez coché la case AI).
Si vous estimez que vos frais dépassent 10% de votre rémunération, vous pouvez opter pour les frais réels.
Vous estimez dépenser plus que 10% de votre salaire en frais ? Vous avez sans doute intérêt
à opter pour la « déduction des frais réels supportés ».
Toutes vos dépenses
professionnelles (déplacements, repas...), que vous inscrivez en case AK du cadre 1 de votre déclaration, viennent
alors en déduction de votre salaire (en remplacement de l'abattement forfaitaire de 10% : vous n'aurez pas droit aux
deux évidemment).
Attention cependant : en contrepartie de la déduction des frais réels, vous
avez l'obligation de déclarer tous les remboursements de frais reçus de votre employeur (par exemple d'éventuels
remboursement de repas).
Inutile d'envoyer les justificatifs (mais conservez-les 3 ans en cas de contrôle
fiscal) : la liste détaillée de vos frais sur papier libre suffit.
Ne faites pas la soustraction
: l'administration se charge de calculer votre salaire imposable.
L'option pour les frais réels est un choix
personnel : il n'engage en rien votre conjoint, qui peut conserver l'abattement forfaitaire. Il s'agit en revanche d'une option
annuelle et globale (pour l'ensemble de vos activités).
Vous habitez à moins de 40 kilomètres de votre lieu de travail ? Cette distance vous autorise
à déduire vos frais de déplacement de votre domicile à votre bureau sans restriction (voir encadré).
Si vous prenez la voiture, vous avez le choix entre deux systèmes pour calculer vos frais de transport : conserver
toutes vos factures (carburant, entretien, péage, etc.) ou utiliser le barème officiel publié chaque
année par l'administration. C'est une solution dont on ne saurait vous conseiller la simplicité ! Muni du nombre
de « chevaux fiscaux » de votre véhicule, vous pouvez calculer
ici vos frais avec le barème kilométrique officiel.
Ne trichez pas ! Le fisc peut vous demander
le certificat d'immatriculation de votre véhicule, le contrat d'assurance et les factures d'entretien.
Si
vous utilisez les transports en commun, gardez tous les billets et abonnements.
Dans le cas contraire, vous ne perdez pas tout : vous pouvez dans tous les cas déduire la quote-part correspondant à l'aller-retour de 80 km par jour déductible.
Pour le déjeuner, si vous ne disposez pas de justificatifs, vous pouvez déduire un montant
forfaitaire de 4,2 EUR par repas.
Si vous collectionnez les justificatifs (bon courage), vous pourrez déduire
le montant de votre repas auquel vous devez déduire ce fameux forfait de 4,2 EUR. Par exemple, si votre déjeuner
vous a coûté 12 EUR, vous pouvez en déduire 12-4,2 = 7,8 EUR.
Attention, l'administration refuse
toute demande si une cantine d'entreprise est à votre disposition (même si elle n'est pas à votre goût).
Les repas du soir peuvent aussi être déduits dans certaines conditions (par exemple en cas de double
résidence si vous n'avez pas le choix, voir frais de double résidence).
Si les frais sont justifiées
par votre fonction (commercial par exemple), certaines invitations au restaurant peuvent être déduites
A utiliser avec (une très grande) modération : ne tentez pas de joindre des factures de dîners aux chandelles,
et spécifiez toujours les noms et les qualités de vos invités.
Dur, dur : vous êtes mariés ou pacsés et vos emplois respectifs se trouvent dans
deux régions différentes. Si ce n'est pas un « choix de vie » personnel, que vous avez été
muté sans l'avoir demandé (ou s'il s'agit du seul emploi que vous ou votre conjoint avez pu trouver après
une période de chômage) vous pouvez déduire vos frais de double résidence.
Vous pouvez
ainsi soustraire à vos revenus :
- Vos frais supplémentaires de repas si vous êtes obligé de dîner au restaurant
- Vos frais d'emprunt (sous conditions) pour acquérir la deuxième résidence
- Le prix d'un aller-retour par semaine pour aller voir votre famille
- Vos frais de déménagement
Contraint et forcé, vous avez transformé la chambre du petit dernier en bureau, ou aménagé
un angle de votre salon en « coin travail ». Vous êtes en droit de déduire une fraction de vos frais
de logement : une quote-part du loyer si vous êtes locataire (en fonction du nombre de mètres carrés affectés),
une quote-part des intérêts d'emprunt ou des charges de copropriété si vous êtes propriétaire.
Dans les deux cas, vous pouvez aussi déduire une partie de vos impôts locaux et de l'assurance de votre
logement.
Attention : cette déduction n'est acceptée par le fisc que si votre activité nécessite
un local et que votre employeur ne vous en met pas un à disposition.
Téléphone portable, ordinateur
et connexion, meubles..., vous pouvez déduire votre matériel de bureau à hauteur de la quote-part affectée
à son usage professionnel. Pour les biens de moins de 500EUR HT, la déduction est immédiate. Les autres
peuvent être amortis sur 3 ans.
Courageux, pour décrocher la promotion ou l'emploi de vos rêves, vous vous êtes payé
une formation (stage, concours, cours du soir...). Si ces frais n'ont pas été pris en charge par votre employeur
ou par un organisme vous pouvez les déduire au titre des frais professionnels. Attention, en cas de contrôle,
il faudra être capable de prouver le lien entre cette formation et votre carrière.
Certains frais
vestimentaires (bleus de travail, chemises blanches d'un garçon d'hôtel...) peuvent aussi être pris en
compte.
A la question récurrente : et mon costume ? Nous vous répondons : non c'est abusif ! Vous
serez « redressé » en cas de contrôle.
Vous pouvez aussi déduire : vos frais de
recherche d'emploi, vos frais de documentation (par exemple pour un consultant free-lance qui a besoin de se « tenir
au courant »), les intérêts d'emprunt pour payer votre participation au capital de la société
qui vous emploie.
