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Les biens imposables
La plupart de vos biens personnels tombe malheureusement dans l'escarcelle de l'ISF. Etat des lieux de ces biens à déclarer.
Généralités
L'administration fiscale est on ne peut plus claire : « Sous réserve d'exonérations, votre patrimoine imposable à l'ISF comprend l'ensemble des biens, droits et valeurs appartenant à votre foyer fiscal au 1er janvier 2008 ».
Vous devez donc déclarer non seulement vos logements mais aussi vos meubles, bijoux, liquidités... Pour vous aider, voici une liste des principaux biens imposables :
- Les immeubles bâtis (maisons, appartements,...), et non bâtis (terrains, terres agricoles,...)
- Les liquidités : comptes courants, comptes créditeurs d'associés, livrets de caisse d'épargne et même vos espèces...
- Les biens détenus en usufruit
- Les meubles (le mobilier des habitations et meubles assimilés)
- Les placements financiers, contrats d'assurance - vie, créances...Les voitures automobiles, bateaux de plaisance, avions de tourisme
- Les chevaux de course
- Les bijoux, or et métaux précieux
Quelle que soit la nature de votre bien, le fisc vous demande de calculer sa valeur à la date du 1er janvier 2008.
Cliquez sur les liens ci-dessous pour plus d'informations.
Biens immobiliers
Tous les biens immobiliers dont vous êtes propriétaire entrent en compte dans le calcul de votre patrimoine. Ceci est vrai que vous occupiez le logement ou que vous le louiez. Contrairement à une idée reçue, les parts de SCI sont aussi assujetties à l'ISF.
En revanche, vous consacrez
une partie de votre logement à l'exercice de votre métier (cabinet de dentiste dans un studio attenant par exemple)
? Ne déclarez que la part réservée à votre usage privé en n'oubliant pas de joindre les
justificatifs à votre déclaration.
Pour évaluer votre bien immobilier, découvrez la vidéo de notre expert
Une seule méthode est réellement efficace pour l'évaluation immobilière, c'est la comparaison. Même surface, même emplacement, mêmes caractéristiques... comparez votre bien avec des biens similaires vendus récemment et prenez les prix de vente comme référence pour évaluer votre bien.
Si vous possédez un bien rare, demandez de l'aide à un notaire ou un expert immobilier. Ne sombrez pas non
plus dans la paranoïa : si le fisc vous fait part de son désaccord, c'est à lui de fournir de nouvelles
évaluations reposant sur la comparaison avec des biens similaires.
Cette année, l'abattement sur
votre résidence principale est passé de 20% à 30%. Cela peut suffire à vous faire passer sous
la barre des 770.000 EUR.
Attention, en cas d'imposition commune avec votre conjoint, n'oubliez pas que vous ne pouvez
déclarer qu'une seule résidence principale. Et cela même si chacun d'entre vous possède sa maison...
Bon à savoir : usufruit et nue propriété
En cas de démembrement, la règle générale veut que l'usufruitier déclare le bien comme s'il en détenait la pleine propriété.
Le nu-propriétaire, lui, n'a rien à prendre en compte dans sa déclaration s'il est assujetti à l'ISF.
Dans certains cas, (comme par exemple la vente avec réserve d'usufruit lorsque l'acquéreur de la nue-propriété n'est pas héritier présomptif de l'usufruitier), l'imposition peut être répartie entre l'usufruitier et le nu-propriétaire selon le prorata suivant :
Âge de l'usufruitier | Valeur de l'usufruit | Valeur de la nue-propriété |
Moins de 21 ans révolus | 90% | 0% |
Moins de 31 ans révolus | 80% | 20% |
Moins de 41 ans révolus | 70% | 30% |
Moins de 51 ans révolus | 60% | 40% |
Moins de 61 ans révolus | 50% | 50% |
Moins de 71 ans révolus | 40% | 60% |
Moins de 81 ans révolus | 30% | 70% |
Moins de 91 ans révolus | 20% | 80% |
Plus de 91 ans révolus | 10% | 90% |
Placements financiers
Pour vos actions et obligations, c'est assez simple. Vous avez le choix entre 2 méthodes d'évaluation. Ne vous privez donc pas pour choisir la plus favorable. Vous prenez comme valeur de référence soit le dernier cours coté de l'année 2007, soit la moyenne des trente derniers cours.
Pour les Sicav et fonds communs de placement, retenez la dernière valeur de rachat connue au 1er janvier 2008.
Vos valeurs mobilières détenues sur votre PEA sont soumises à l'ISF.
N'oubliez pas d'additionner également le solde de vos comptes bancaires et de vos produits d'épargne. Les comptes courants d'associés ne sont pas assimilés à des biens professionnels. Vous devez donc aussi les prendre compte.
Du côté
de l'assurance-vie, les règles sont un peu plus complexes. Dans le cas des contrats rachetables, si vous êtes
encore en phase d'épargne (c'est-à-dire que vous versez encore de l'argent), ajoutez la valeur de votre contrat
au montant de votre patrimoine. Cette valeur de contrat (sa valeur de rachat au 1er janvier 2008 en fait) est indiquée
sur le relevé annuel de votre assurance-vie.
A l'échéance, deux solutions sont possibles
:
- Soit vous avez reçu un capital et dans ce cas vous ajoutez simplement son montant à votre patrimoine total.
- Soit vous avez choisi de recevoir une rente : intégrez alors la valeur de capitalisation
de cette rente à votre patrimoine. Les valeurs de capitalisation vous sont également communiquées par
les organismes responsables.
Si vous avez souscrit un contrat non rachetable (plus souvent appelé assurance-décès) après le 20 novembre 1991, vous devez seulement déclarer les primes versées après 70 ans (frais de gestion compris). Pour les autres, rien à déclarer.
Sauf exception (voir biens exonérés), les rentes viagères n'échappent
pas à l'ISF. Elles sont à déclarer à hauteur de leur valeur de capitalisation.
Si votre
rente a été constituée auprès d'un organisme institutionnel (dans le cas d'une assurance-vie par
exemple), vous trouverez cette valeur sur les relevés de votre contrat. Dans le cas contraire, vous devrez vous-même
calculer cette fameuse valeur de capitalisation. Pour cela, vous pouvez vous aider du site www.impots.gouv.fr.
Pour votre mobilier (meubles mais aussi hifi, argenterie...), vous pouvez donner votre propre estimation sans avoir à
rentrer dans le détail.
A défaut, la valeur de votre mobilier est estimée à 5% de votre
patrimoine (avant déduction des dettes). Dans beaucoup de cas, mieux vaut donc faire sa propre estimation.
Les véhicules de collections et vos biens de plus de 100 ans sont exonérés (voir les biens exonérés).
Bon à savoir : en cas de divorce